En effet il s’agit ni plus ni moins que d’un oiseau proposant de battre des ailes et de s’aider de sa queue pour se propulser et se diriger dans les airs.
Oubliez les hélicoptères et avions RC, et optez pour la touche poétique que propose ce petit oiseau bourré de technologie.
Lorsque j’ai eu vent de ce projet, étant pratiquant de modélisme à mes heures perdues, j’ai tout de suite été emballé.
D’autant plus que le projet relève d’une jolie histoire à la Fran?aise: les pères et grands-pères du concepteur de l’avitron sont à l’origine du premier ornithoptère simulant avec réalisme le vol battu de l’oiseau produit à échèle industrielle dès 1970.
Puis m’est venu tout un tas de questions concernant le fonctionnement de l’appareil… Si la physique des hélices et turbine des hélicoptères et avion sont plut?t répendues et simples sur le principe, 2 questions principales m’ont traversé l’esprit :
- Comment peut-on reproduire un battement d’ailes de fa?on assez souple et sans saccades et permettre à une structure de se détacher de la gravité?
- Une fois en l’air, par quel procédé l’appareil peut-il bien tourner ?
A la réception du paquet, un rapide tour permet de voir que l’on dispose d’un module de commande, de l’oiseau, de boutons supplémentaires pour la commande ainsi que d’ailes de rechange et de quelques poids en aluminium.
Les notices en Fran?ais et Anglais sont assez bien détaillées et la procédure pour le premier vol est assez exhaustive sans être lassante.
SPéCIFICATIONS
- Moteur miniaturisé ultra puissant avec radiateur en aluminium
- Une Radiocommande Wi-Fi 2.4 GHz (offrant jusqu’à 100 mètres de portée et un couplage de 6 appareils en vol simultané sans perturbation)
- Contr?le de puissance de poussée précis (128 pas)
- Protection électronique antisurchauffe du moteur et de la batterie
- Un paramétrage de l’oiseau pour un vol intérieur comme extérieur
- Un poids ridicule de 8 grammes seulement
- Un temps de recharge de 12 minutes
L’avitron dispose d’une batterie Li-Po offrant une autonomie de vol à pleine puissance d’environ 6 minutes (variable avec suivant les températures). Son temps de recharge étant de 12 minutes (parfois moins) permet de pallier à la faible autonomie de l’engin (faible, ou pas, puisque dans certaines conditions 6 minutes d’une traite peuvent rapidement se révéler très intenses)
Le corps de l’oiseau est constitué de Polystyrène pour plus de légèreté, dans lequel sont stockées la mécanique et la batterie. Aucune chance de changer la batterie vous même à moins de savoir précisément où elle se situe et d’en trouver de cette taille… De toute fa?on, il n’y a pas vraiment d’intérêt à trop manipuler l’appareil.
La batterie de l’oiseau se recharge directement sur la base proposée par la radio commande, un connecteur étant spécifiquement placé sous l’oiseau à cet effet (on aurait ici aimé disposer d’un cable permettant une connexion plus simple). Les piles LR6 de la commande servent donc pour le contr?le et pour recharger la batterie de l’oiseau.
Pour démarrer Avitron, il suffit d’allumer la commande qui met alors automatiquement son module WiFi en mode recherche, puis d’actionner l’interrupteur sur l’oiseau, ce qui synchronise automatiquement les 2 appareils sur la première fréquence libre.
LE FUSELAGE
Le “bec” de l’oiseau est renforcé avec une coque en plastique relativement rigide, et qui permet certainement également de faire office de poids pour l’équilibrage de l’ensemble.
Les ailes sont constituées d’un film plastique collé sur la structure mobile elle-même composée d’une tige de carbone dont la base est en polymère à cristaux liquide chargé de fibre de verre (je n’ai pas eu de problème de casse en 4 vols intérieurs pour le moment).
La queue de l’Avitron n’est pas décorative puisqu’elle permet à celui-ci par son inclinaison de sélectionner le mode de vol (l’assiette). Ainsi, une queue plus relevée sera idéale pour le vol lent en intérieur, alors que la queue à plat dans le prolongement du fuselage lui permettra d’atteindre sa vitesse maximale et de se rentre plus agile en extérieur.
Par vol en intérieur, comprenez tout de même qu’il vous faudra un espace assez grand, avec une hauteur de plafond de l’ordre de 3 mètres pour une surface au sol d’environ 20m2.
LE VOL
A ce stade, plus vous disposerez de place, plus vous serez en confiance psychologiquement et moins vous aurez de chance de percuter un obstacle.
Car finalement, le premier obstacle que vous aurez à affronter sera la peur du premier décollage, alourdi par le stress de casser votre nouveau gadget…
Pour profiter d’un premier vol dans des conditions optimales, il convient de procéder à un vol en extérieur, sans aucun vent et dans un espace suffisamment dégagé.
Ainsi, comme la notice vous l’indique, il faudra généralement procéder à un équilibrage des ailes par l’ajout de poids au niveau des ailes (via les bandelettes adhésives d’aluminium, fournies).
Une fois en vol, l’appareil se révèle plut?t vif (en vol rapide) et répond parfaitement à la commande, il faut cependant comme pour un hélicoptère anticiper un peu les gaz pour jouer sur la hauteur de vol.
Le mouvement des ailes est très fidèle au vol naturel des oiseaux,? et à une dizaine de mètres, une fois le bruit de fonctionnement disparu il est presque impossible de deviner qu’il s’agit d’un oiseau mécanique.
Pour en venir au bruit de fonctionnement, il existe sans pour autant arriver à celui du fonctionnement des plus petits hélicoptères RC que j’ai pu tester… un bon point.
Pour en revenir au vol battu,? un système de servo placé au niveau de la queue et relié aux ailes permet par un déplacement gauche-droite de faire tanguer l’oiseau du c?té désiré. Il n’y a donc pas de virement à plat comme sur un avion.
Le principe même de la propulsion de l’oiseau ne permet pas de vol stationnaire, mais on peut profiter de quelques moments pour simplement planer à condition de se situer à une altitude élevée. Dans tous les cas, le fait que l’oiseau soit toujours en mouvement demande une attention constante, les 6 minutes d’autonomie sont difficiles à tenir d’une traite lors des premiers vols.
Une fois quelques vols passés et les réactions d’Avitron bien ancrés, le vol devient beaucoup plus ludique et acrobatique. Il faudra quelque temps tout de même aux non initiés pour appréhender le vol de face.
Le premier atterrissage reste également un moment difficile pour les nerfs, il convient de diminuer progressivement la vitesse de l’oiseau pour lui faire perdre de l’altitude (ou de tourner, ce qui a pour résultat une perte d’altitude et de vitesse) et de le laisser s’échouer doucement au sol.? Chose qui devient finalement rapidement facile.
Les conditions climatiques ne m’ont actuellement pas permis de tester Avitron à l’extérieur comme je l’aurais souhaité, je n’ai donc pas pu juger de la distance maximale de contr?le. La distance maximale (100 mètres) annoncée par le constructeur est plausible, mais de toute fa?on d’après la taille de l’engin il vous sera difficile de le distinguer au-delà de 50 mètres.
Enfin sachez qu’Avitron est prévu pour affronter des vents jusqu’à 12km/h, après quoi il est déconseillé de le faire voler sans soumettre trop de contraintes au moteur. Son poids léger le rendant également très assujetti aux aléas des courants d’air.
BILAN:
- - La forme d’oiseau et le vol battu
- - Agile et facile de prise en main
- - Surprenant de réalisme
- - Contenu de la boite de base honorable (ailes et boutons de commande en plus)
- -Vol en intérieur assez risqué
- -”Indisponibilité” des pièces de rechange pour le moment (il est indiqué de contacter le SAV pour toute commande de pièces détachées)
Montre Femme
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