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Sunday, April 24, 2011

France - Immigration - la bataille sera juridique

Le ministre de l'Intérieur et de l'Immigration, Claude Guéant, a visité, vendredi, les locaux du Centre de coopération policière et douanière franco-italien, à Vintimille.
Le ministre de l'Intérieur et de l'Immigration, Claude Guéant, a visité, vendredi, les locaux du Centre de coopération policière et douanière franco-italien, à Vintimille.
Crédits photo : MARTIN BUREAU/AFP

Le ministre a pu mesurer les besoins de la police à la frontière franco-italienne.?

Ce n'est pas un raz-de-marée?, affirme Claude Guéant, mais il y a bien une ?poussée?. Et une sévère. Vendredi, à Vintimille, au Centre de coopération policière et douanière franco-italien, le nouveau ministre de l'Intérieur, visiblement heureux de retrouver ?ses? policiers et gendarmes, a tenu à prendre lui-même le pouls du flux migratoire depuis qu'ont éclaté les révolutions arabes. Les chiffres égrenés par les hommes de cette brigade mixte d'une cinquantaine d'agents bilingues attestent qu'une brèche vient de s'ouvrir au Sud: 6?500?clandestins débarqués sur l'?le italienne de Lampedusa en un mois, soit dix fois le rythme habituel. Et même plus d'un millier les trois premiers jours de mars! La France en subit le contrecoup direct?: 436?migrants en situation illégale ont été arrêtés dans les Alpes-Maritimes en février, dont 210 Tunisiens, quand en février?2009 ceux-ci étaient trois fois moins nombreux. Et encore ne s'agit-il que des clandestins interpellés. ?Il y en a peut-être deux à trois fois plus qui passent sans se faire repérer?, spéculait vendredi un préfet.
à la Direction centrale de la police aux frontières, des rapports parviennent quotidiennement sur des arrestations d'illégaux passant par Modane, le tunnel du Mont-Blanc, la frontière italo-suisse et jusque dans le Doubs. ?Ce sont principalement des Tunisiens, explique un haut responsable de cette direction. Depuis les événements, nous n'avons pris en compte qu'une vingtaine d'égyptiens et quelques Libyens.? Mais l'Office fran?ais de l'immigration et de l'intégration, placé depuis un mois sous la présidence de Dominique Paillé, se prépare à l'arrivée quasi inéluctable d'un contingent de Libyens.

Faille juridique?

Claude Guéant, vendredi, n'a pas tergiversé?: ?La France ne saurait accepter cette immigration économique qui prend prétexte d'événements politiques. Il serait tout de même paradoxal de les accueillir alors que leurs pays s'ouvrent à la liberté et à la démocratie?!? a-t-il dit.
Autre message adressé cette fois aux Italiens?: ?Nous attendons qu'ils retiennent les clandestins se présentant chez eux et qu'ils reprennent les personnes que nous leur remettons lorsque nous les interpellons? , a-t-il déclaré, souriant mais ferme. De fait, sur les 436 clandestins arrêtés entre Menton, Cannes ou Nice, seulement 250 ont été réadmis en Italie, sans assurance d'ailleurs qu'ils ne tentent pas à nouveau leur chance.
Mais le combat le plus dur reste franco-fran?ais. Dans la lutte contre ce fléau, la police se sent abandonnée par la justice. ?Les clandestins non réadmis en Italie ont quasiment tous été remis en liberté par le tribunal administratif ou le juge des libertés?, regrettait vendredi un gradé de la gendarmerie. Et sur les 27?passeurs arrêtés, trois seulement ont été écroués. La faille est juridique. La France n'a pas encore transposé la directive européenne de 2008 qui fixe les règles du retour dans son pays pour un clandestin. La loi Besson doit y remédier. Mais elle n'entrera pas en application avant juin. En attendant, l'Intérieur est suspendu à une décision du Conseil d'état qui doit, le 7 mars, se prononcer sur sa demande de dérogation provisoire à la règle européenne. Pour pouvoir encaisser la vague migratoire venue du Sud.


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Monday, April 18, 2011

Un pavé dans la mare européenne

Le zapping accouche des mêmes images : la mine hilare des représentants de l’UMP, le visage décomposé des responsables du PS, l’étincelle dans les yeux des écologistes. La mécanique des soirées électorales à la télévision est une machine de guerre, tout est réglé malgré une improvisation générale. Les résultats tombent au fur et à mesure, les invités sont interchangeables, on les maquille une fois pour toute la soirée, priorité au direct, on file vers les QG pour tendre l’oreille devant les ténors, ceux qui d’une manière ou d’une autre, trouvent quelque chose à dire de positif sur les résultats. Sauf que ce 7 juin à 21h15, il y a comme un go?t de 21 avril 2002.
L’écologie politique a rejoué son mai 68 en siphonnant les voix du PS et celles du Modem. Cohn-Bendit et Bové ont joué un sale tour à Martine Aubry et surtout à Fran?ois Bayrou. Ces deux derniers sont sonnés, éparpillés, incapables de situer la ville de Bruxelles sur une carte. Ce duo voyait cette élection comme un amuse gueule avant le plat de résistance de 2012. La première a fait le minimum syndical, accaparée qu’elle est depuis le congrès de Reims, à désamorcer quotidiennement les mines anti-personnel de la rue de Solferino. Le second est persuadé d’être à la tête d’un mouvement, il emploie un « nous » en permanence pour mieux cacher un  »je » exacerbé et des rêves de grandeur contrariés. C’est un Chevènement de droite !
Et l’Europe dans tout ?a ? Aucune information crédible sur ce qui s’est passé ailleurs, sur les grands chantiers à venir, les dossiers prioritaires, les solutions proposées face à la crise au niveau européen. Toute la soirée, les uns et les autres, ont présenté leur analyse des chiffres avec l’oeil rivé sur le camembert coloré de TNS Sofrès. Chacun envoyait ses messages implicites pour envisager les futures alliances. Cela s’appelle de la politique politicienne, ce mal fran?ais qui alimente l’abstention et rebute les jeunes générations de l’engagement citoyen. Cette soirée est la preuve d’un endormissement démocratique et notre classe politique en est largement responsable.
L’autre flagrant délit de la soirée, c’est le caractère monochrome et masculin de la classe politique fran?aise. 80% des représentants des partis ayant fait le carrousel des studios tout au long de la soirée d’hier étaient déjà sur la place lors de la première élection de Jacques Chirac en 1995 ! Les plus jeunes d’entre eux seront encore présents lors de la présidentielle de 2027. L’héritage et le clonage sont la colonne vertébrale du système de renouvellement de l’encadremet des partis politiques fran?ais.
Les élections passent et les frustrations restent. Hier soir, les verbes rénover, batir, unir, moderniser et rassembler étaient, paradoxalement, dans la bouche des vainqueurs et des vaincus. Une fa?on de camoufler un échec collectif cuisant au regard d’un taux d’abstention qui fr?le les 58%.
Nordine Nabili 


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Monday, April 11, 2011

Lycées - l’arsenal sécuritaire se renforce inexorablement

Les collèges et lycées situés en zones urbaines sensibles peuvent à tout moment sombrer dans la violence. Triste et banale réalité. En se rendant mercredi dernier au lycée Jean-Baptiste Clément, en Seine-Saint-Denis, huit jours après qu’une bande y eut semé la terreur parmi les élèves, Nicolas Sarkozy a pris acte de cette dérive. Le président de la République a déclaré à cette occasion que les établissements scolaires devaient être ? sanctuarisés ? contre la violence et annoncé des mesures répressives contre les bandes.
Réponse du loup au berger, le lendemain de l’intervention du chef de l’Etat, une meute a pénétré dans un collège de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise, mordant le principal. Nicolas Sarkozy veut mettre l’école à l’abri des tourments de la société ? Ambitieux programme.
Les lycées ont depuis tout temps leur propre ? police ?. Ce sont les conseillers principaux d’éducation (CPE), sorte d’officiers en civil veillant à la sécurité des établissements. Ils remplissent de nombreuses taches : gestion de l’absentéisme et des retards des élèves ; application de la discipline; les décisions de mise à pied, relèvent, elles, des chefs d’établisement.
En dessous des CPE, on trouve les assistants d’éducation, les ? sous-off ? du dispositif. ? La clé de la sécurité dans un établissement scolaire, c’est la présence des CPE et des assistants d’éducation sur le terrain et la bonne connaissance des élèves ?, affirme David Capdepont, CPE dans un lycée de 800 ames de Seine-Saint-Denis, dont il demande de taire le nom.
Seulement, la bonne connaissance des ouailles ne suffit plus à prévenir les actes violents. Des dispositifs sécuritaires ont été ajoutés. Dans le lycée où David Capdepont officie, une caméra de vidéosurveillance filme les entrées et sorties à la grille. Pour accro?tre son efficacité, un assistant d’éducation est présent à cet endroit névralgique. Son r?le est un peu celui d’un videur d’une bo?te de nuit : il filtre les entrées de fa?on à interdire l’accès aux personnes, généralement des jeunes, non scolarisées dans le lycée, la plupart des violences résultant de l’intrusion d’éléments extérieurs.
Le filtrage, c’est risqué. ? L’an dernier, raconte le CPE, je me suis fait agresser par un individu entre 25 et 30 ans, il m’a donné des coups de tête et des coups de poing ; j’ai porté plainte, il a été déclaré irresponsable. ? En cas de doute, la personne ? de garde ? à l’entrée peut demander à l’élève de présenter son ? carnet de liaison ?, document sur lequel sont inscrits son identité et le nom de l’établissement où il est scolarisé. D’autres lycées vont plus loin encore dans le dispositif sécuritaire en distribuant des badges aux élèves, comme certaines entreprises le font avec leurs employés.
Le lycée qui emploie David Capdepont a connu des phénomènes de bandes venant de villes différentes. Pour les traiter, des classes supplémentaires ont été aménagées dans les lycées de ces localités afin que chaque bande reste chez soi. Mais cela n’empêche pas qu’ailleurs, des ? gangs ? effectuent des descentes dans des établissements qui ne sont pas les leurs. ? Il est impossible de sanctuariser les lycées comme le veut Nicolas Sarkozy, soutient le conseiller principal d’éducation. Les violences en milieu scolaire sont très souvent le prolongement de conflits entamés à l’extérieur des écoles. ?
Impossible, sauf à transformer les écoles en camps retranchés. Un débat a été engagé sur la nécessité ou non d’installer des portiques de sécurité à l’entrée des collèges et lycées. En 2006, le conseil général de l’Isère avait fait une proposition en ce sens, restée sans suite. Des syndicats de police, estimant que les trafics en tout genre se poursuivent à l’intérieur des établissements scolaires, font pression sur les politiques pour qu’ils y autorisent la présence permanente de policiers. Ceux-ci se contentent pour l’instant d’effectuer des fouilles et des contr?les d’identité d’élèves aux abords des établissements. Certains élèves étant sans titre de séjour en France, des surveillants les préviennent à l’arrivée de la marée-chaussée. Mais les flics parmi les profs, comme aux Etats-Unis ? Le remède serait pire que le mal, ont estimé jusqu’ici les personnels de l’éducation nationale.
Le pli, cependant, est pris. Et la frontière entre la prévention et la répression s’estompe. ? Nous coopérons avec la brigade des mineurs, ainsi qu’avec des éducateurs de quartiers, explique David Capdepont. Cela se passe dans la discrétion. Des policiers en civil, sans brassard, viennent parfois dans notre lycée pour y chercher un élève. Jamais, toutefois, ils ne lui passent les menottes, et ce sont toujours des personnels scolaires qui se chargent d’aller trouver l’élève en classe. ?
Ainsi va la vie dans de nombreux collèges et lycées. Les dispositifs de sécurité sont-ils suffisants ? ? D’un point de vue quantitatif, oui, répond le CPE qui croit ferme en sa mission. Du point de vue des effectifs, non. ? Eternel débat…
Antoine Menusier

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Monday, April 4, 2011

Espagne-Catalogne - l’Estatut de la discorde

Fin ao?t dans le Quartier de Gracià à Barcelone, écrasée par la chaleur. Une légère brise se lève et fait sursauter des drapeaux aux couleurs rouge et or devant fenêtres et balcons. Et ils sont nombreux à virevolter dans l’air caniculaire : plusieurs par fa?ades parfois. Sont-ils les stigmates de la victoire de la ? Selección ?, l’équipe de football espagnole qui a triomphé en Afrique du Sud ? Pas du tout. D’ailleurs dans ce quartier-ci en particulier, impossible de trouver un drapeau représentant les armoiries de l’Etat Espagnol aux fenêtres des appartements…
Pourtant ces étendards aux lignes horizontales rouges et jaunes sont bien les témoins d’une mobilisation collective qui a eu lieu le même week-end que la victoire de l’Espagne en coupe du monde. Le 10 juillet 2010, une foule de catalans s’est rendue à une manifestation gigantesque avec un drapeau de la Catalogne à la main… Mais quoi ou qui a provoqué cette terrible bronca ? Qui a bien pu mobiliser plus d’1 million de personnes -sur les 7,5 millions que compte la Région- pour qu’elles sortent la capitale catalane de sa torpeur estivale et crient leur rage en cette veille de finale de coupe du Monde ? Qui ?
Quelques Messieurs assis placidement dans leur fauteuil. Certes, pas n’importe lesquels : ceux du Tribunal Constitutionnel Espagnol, qui a annulé le 9 juillet dernier, une partie du statut d’autonomie de la Catalogne, adopté par 75% des votants (participation de 51%), le 18 juin 2006 lors d’un référendum légal et autorisé. Le Tribunal a récusé dans son jugement, le nouveau statut, l’Estatut, qui selon la haute juridiction est non conforme à la Constitution espagnole sur plusieurs points, comme la notion de Nation catalane ou sur la justice autonome par exemple. Et ?a, beaucoup de catalans ne l’ont pas supporté…
Un jeune chef d’entreprise ne décolère pas : ? A cause de leur censure, les gens sont en train de se radicaliser ! Même mon père qui a toujours été défenseur du fonctionnement actuel, à savoir en faveur de la Communauté Autonome de Catalogne rattachée au pouvoir central espagnol commence à en avoir ras-le-bol. Lors de cette manif, pour la première fois, j’ai aper?u des amis, nés ici mais de parents espagnols, brandir un drapeau catalan. Du jamais vu auparavant! ?. Car même pour beaucoup de ceux qui ne militent pas pour une Catalogne indépendante, Madrid est allée trop loin cette-fois-ci. Et une brèche s’est ouverte pour les indépendantistes.
Le lendemain de la manifestation, la sélection bat la Hollande et devient championne du monde de football. Pour beaucoup d’observateurs étrangers, l’équipe de Vicente del Bosque composée de nombreux joueurs catalans du Bar?a appara?t comme le symbole d’un pays unifié. Pourtant, en discutant avec des barcelonais, croisés ici et là, la fête qui a suivi la victoire des ? campeones ? n’a pas suffit à effacer l’amertume causée par la censure de leur ? Estatut ? d’autonomie. Pour certains même, ce fut difficile de voir la “Selección” gagner : ? Entendre Viva Espa?a ! dans la rue, ?a rappelle de trop mauvais souvenirs ! Ceux de la dictature franquiste… A l’époque, parler catalan était interdit ! ? explique cette linguiste pétillante, qui n’était pas née en 1975, à la mort de Franco, mais qui pense que les plaies issues de cette période de répression sont encore bien vivaces chez beaucoup de ses compatriotes…
Et outre les séquelles de l’Histoire, la défiance et l’incompréhension entre Catalans et Espagnols semblent se renforcer un peu plus chaque jour. ? Les corridas sont interdites depuis 1991 aux Iles Canaries mais personne n’en a parlé. Evidemment, quand c’est la Catalogne qui veut faire la même chose, là, c’est le scandale… Et puis à la base, ce sont les écologistes qui sont à l’origine de cette mesure et non les indépendantistes catalans comme d’aucuns le laissent croire à Madrid… ? renchérit-elle.
Et pour beaucoup, la Catalogne s’en sortirait beaucoup mieux si elle levait et gérait elle-même ses imp?ts. Un autre linguiste, lui aussi proche de la mouvance indépendantiste, argumente chiffres à l’appui : ? Selon le “principio de ordinalidad”, la Catalogne est la quatrième région la plus riche d’Espagne en terme de revenu brut par habitant mais avec l’argent qu’elle reverse à l’Etat Espagnol via ses imp?ts pour le principe de solidarité avec les autres Régions autonomes, la Catalogne se retrouve en onzième position pour le revenu net par habitant, ce qui la place derrière Ceuta (la ville espagnole enclavée au Maroc). ? Et avec la crise économique qui sévit depuis deux ans, ces arguments fiscalistes font de plus en plus mouche auprès de la population locale…
Un sentiment d’incompréhension mutuelle donc entre Espagnols et Catalans qui semble se renforcer un peu plus chaque jour sur fond, désormais, de crise économique. La prochaine échéance électorale qui renouvèlera le Parlement autonome catalan cet automne sera un test pour mesurer l’impact réel dans l’opinion de cette censure du Tribunal Constitutionnel. Certains pensent que les indépendantistes, minoritaires jusqu’à présent dans le cama?eu des sensibilités identitaires catalanes, vont gagner du terrain. Reste à attendre le verdict des urnes pour savoir si les drapeaux rouge et or frappés de l’étoile bleue des indépendantistes finiront à Barcelone par occulter de plus en plus, ceux aux couleurs de l’Espagne, arborés lors de sa victoire en coupe du monde de football…

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